Morozko - Film d'Aleksandr Rou, 1965.
Morozko est un conte
traditionnel russe. Son personnage central est le Père hiver, Father Frost en
anglais, incarnation du gel. Cette figure du folklore russe est représentée
comme un vieil homme qui présente une certaine ressemblance avec Le Père Noël.
Barbe blanche, vêtu de bleu glacier et de blanc et armé d’un sceptre de glace,
il veille sur la forêt et sur la couverture de neige et de gel.
Le conte présente
l’histoire de deux jeunes gens, très différents qui vont se rencontrer, s’aimer
et surmonter les obstacles pour se retrouver.
Nastenka est une belle et douce jeune fille
maltraitée par sa belle-mère qui lui donne à faire toutes les corvées de la
maison. Son Père, trop faible pour résister à sa femme, laisse sa fille dans
cette triste situation.
Ivan est un beau jeune homme vaniteux qui ne
respecte pas son prochain. Quittant sa vieille Mère pour partir à l’aventure,
il fait la connaissance d’un sorcier champignon (ou d’un champignon
sorcier !) envers qui il se montre irrespectueux et qui lui jette une
malédiction.

Suite à la malédiction,
Ivan, dont la tête est devenue celle d’un ours devra apprendre l’humilité et
l’écoute des autres, afin de retrouver son apparence d’origine et la jeune
fille qu’il aime.
On rencontre un autre personnage de contes, Baba
Yaga, personnage central des
contes russes.
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Comparés aux contes merveilleux d'Aleksandr Ptushko (Sadko,
Russlan et Ludmila, Le géant de la steppe…), les films de Rou
sont plus enfantins, plus joyeux et moins épiques. Le réalisateur a
adapté un grand nombre de contes du folklore russe. Vassilissa la Très Belle, La belle
Barbara à la natte longue, Par la volonté du brochet et Morozko, sont ses films
les plus célèbres.
Les personnages sont parfois un peu caricaturaux, Rou adopte un ton
humoristique qui peut parfois sombrer un peu dans le ridicule.
Mais on se trouve ici au coeur des contes russes
avec un film tourné vers un jeune public, le spectacle est souvent naïf, à
l’humour bon enfant.

On prend plaisir à se remplir les yeux des paysages
mélancoliques des forêts de Russie, qui sous la neige, ont une grande beauté.
On se perd en forêt avec le bel Ivan, on part en traîneau sur la neige blanche,
on rit de Baba Yaga…et on ressort du film émerveillé, ayant retrouvé notre âme
d’enfant.
Illustration d'Ivan Bilibine pour le conte Morozko (1932) - source wikipedia
Voir mes critiques des films d'Aleksandr Ptushko :
Le géant de la steppe
Sadko
Voir mes critiques des films d'Aleksandr Ptushko :
Le géant de la steppe
Sadko
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